De rouille et d'os de Jacques Audiard
Ce n'est pas parce qu'on a fait jusque là des films qui ont fait l'unanimité qu'il faut négliger le suivant, et c'est l'impression que donne ce dernier opus.
Des longueurs, comme s'il en pleuvait, manque de rythme. Il ne faut pas se contenter de compter sur les acteurs pour faire le boulot! Et ce n'est pas parce que l'on engage des acteurs belges qu'on devient les frères Dardenne!
Car ce mélo languissant ressemble beaucoup à ce que font les hommes de Seraing! Quartiers pauvres, difficultés de vie, enfants saccagés, rapports familiaux difficiles, survie par la violence...Ou alors un peu de Ken Loach?
Quelques rares moments de vie, comme lorsque Marion Cotillard reprend les gestes du dressage des orques et retourne les voir, et de belles images sur le sauvetage de l'enfant sous la glace..
Mais sur la totalité du film qui se termine très bien, un peu guimauve....on s'ennuie beaucoup! Quelques belles coupures et un peu plus de rythme au montage ne nous auraient pas déplu!
Mais, mais....il y a Matthias Schoenaerts! Il n'y a rien à jeter dans ce garçon là! Non seulement il a un physique magnifique, mais en plus, une finesse de jeu incroyable. Heureusement qu'il y a cet acteur dans un film qui sinon, passerait à la trappe de mes souvenirs!
Indian Palace de John Madden
Voilà un film qui fait du bien! Des vieux qui se reprennent en main et découvrent qu'ils peuvent encore vivre des choses extraordinaires, c'est du pain béni pour tous les retraités qui pensent qu'ils n'ont plus rien à attendre de la vie!
Tout commence en Grande Bretagne, où des couples, ou des individus se rendent compte qu'il ne peuvent plus faire face à leur vie, et vont se retrouver coincés soit par leurs familles, soit par leurs difficultés financières.
Alors, lorsqu'ils voient une publicité pour un palace-maison de retraite à Jaïpur, ils sautent sur l'occasion.
A l'arrivée, le palace n'en est pas un, et il est géré par un jeune homme plein d'enthousiasme ( un Dev Patel plus drôle que jamais) mais pas très efficace!
Alors, les personnalités se révèlent face à l'adversité!
C'est drôle et tendre, plein de couleurs et de bons sentiments! Paysages magnifiques et amours juvéniles contrecarrées par les traditions indiennes, ou amours tardives mais flamboyantes...
Et puis, toutes ces actrices anglaises qui jouent magnifiquement, qui n'ont pas touché à leurs rides et pourtant sont d'une beauté incroyable, cela donne un coup de pied à toutes ces actices françaises botoxées au point qu'on ne peut plus lire une émotion sur leur visage!
On ne répétera jamais assez que les comédiens anglais sont les plus formidables que l'on puisse trouver, jeunes ou vieux!
Dark Shadows de Tim Burton
Me voilà bien embarrassée pour décrire ce film. D'abord, j'ai cru aller le voir en VO, et j'ai dû me contenter de la VF...Donc, je pense que j'ai perdu au change!
Ensuite, si l'aspect esthétique, comme toujours chez Burton est très soigné, si il y a aussi des moments de vraie drôlerie, comme ce pauvre vampire qui ne sait pas trop où dormir et fait toutes sortes de tentatives plus insensées les unes que les autres.
De vraies trouvailles, comme lorsque Barnabas se plaint, couché sur un orgue électonique et que la musique suit ses mouvements...
Il y a la mer qui cogne les rochers, le vampire qui tue en toute discrétion et à regret...La scène d'amour torride...Christopher Lee qui n'est plus vampire....
La musique..
Bref, il y a plein de choses intéressantes dans ce film, mais il y a aussi des longueurs terriblement longues...Des effets spéciaux un peu datés, d'autres très réussis.
Impression mitigée, donc. Et puis, pourquoi cette pauvre Eva Green est-elle affublée de cette perruque blanche? Et il faudrait arrêter de lui donner des rôles de sorcière...Elle fut Morgane il n'y a pas si longtemps!
Le corps découvert à l'Institut du Monde Arabe
Voilà une exposition tout à fait intéressante pour tordre le coup aux idées reçues!
Depuis plus d'un siècle, le monde arabe utilise le corps mis à nu dans ses peintures, ses sculptures, ses photographies, ses vidéos.
Les premières salles sont réservées aux pionniers, qui ont découvert le nu dans les différentes académies de peinture européennes. Souvent très classiques, mais pas neutres, car ces peintres là ont découvert la peinture orientaliste qui avait cours chez nous, et ils sont revenus chez eux en cherchant précisément à ne pas faire d'orientalisme, mais plutôt du réalisme.
Les salles suivantes sont consacrées à l'art contemporain, et c'est une sacrée claque! Des dessins superbes, des sculptures somptueuses, et des photographies sublimes, avec une recherche sur la lumière passionnante.
A voir pour arrêter de penser que l'art arabe ne se trouve que dans les carrelages des mosquées!
Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson
Voilà un livre qu'il faudrait pouvoir lire au rythme de son écriture, c'est à dire, une page par jour!
Malheureusement, ce ne fut pas le cas, et la lecture linéaire provoque une sorte d'engourdissement chez le lecteur!
Pourtant, le style est superbe, les descriptions des paysages et des animaux sont magiques, mais six mois d'une vie où il ne se passe pas grand chose, même si chaque journée apporte son lot de nouveauté, c'est un peu comme lire Proust, il faut avoir le temps ou être malade...
Beaucoup de références littéraires chez Sylvain Tesson, il a emporté un stock de livres, qui provoquent en lui des réflexions sur le monde, la vie érémitique.
Ce pourrait être aussi un précis de l'usage de la vodka sur la lutte contre le froid et l'ennui, car il boit beaucoup, pendant ses six mois de solitude. Il n'est pas en Russie pour rien!
Bref, c'est un livre intéressant, de la belle littérature, mais quand on est dans son siècle et qu'on aime bouger, on a un peu de mal...
Margin Call de J.C. Chandor
Acteurs formidables, mise en scène virtuose...mais pour prouver quoi?
Que les traders aussi ont une âme?
Dès la première scène, on est tout de suite dans une ambiance d'angoisse, avec l'arrivée de ceux qui viennent mettre fin aux carrières des traders d'une grande firme. on ne sait pas pourquoi ils sont virés et eux non plus! Ils n'ont qu'à se taire et partir...
Sauf que l'un d'entre eux a entrevu un scandale et passe le relais à un jeune employé qui va découvrir un pot aux roses qui ne sent pas très bon... Alors, on s'agite ferme, on cherche des solutions, et la solution trouvée, c'est le sabordage, sans complexes, même par ceux qui semblaient encore avoir une conscience, mais l'argent reste au coeur de tout!
Bon, on voit bien qu'on veut nous expliquer la crise de 2008, que tout cela est la faute des méchants qui ne voient que leur intérêt et piétinent les êtres humains sur leur passage (hou! qu'il est vilain, Jeremy Irons!) et même le gentil Kevin Spacey qui pleure la mort de sa chienne ( extraordinaire générique de fin où les bruits de la pelle dans le jardin pour creuser la tombe marquent bien qu'en fait c'est son propre enterrement qu'il célèbre).
Mais c'est quand même difficile de compatir aux malheurs de tous ces gens qui avant de tomber se sont fait des millions de dollars sur notre dos!
C'est très bien fait, c'est très bien joué, mais on s'ennuie un peu....Les personnages restent quand même à l'état de silhouettes. Et je continue à me demander le pourquoi de ce film...Documentaire explicitant la crise de 2008?
Plongée dans le monde des traders pour nous faire voir qu'ils sont encore des êtres humains ( pour certains d'entre eux)?
La première rose de l’année
Première sortie de l’année
Comme il faisait beau ce matin, on est sortis peindre dans le parc..bon, pas très loin, et on a bien fait, parce qu’il s’est mis à pleuvoir, et on a dû rentrer en catastrophe.
Bel essaim…
Hier soir, ce bel essaim d’abeilles s’est posé sur la poubelle et a disparu ce matin, parti vers d’autres prairies!
Impressionnant, non?
Les revenants de White Chapel de George Mann
Très anglais, par ce côté héroic fantasy, car si l'action est sensée se dérouler en 1900 à Londres, on y croise d'étranges automates qui ressemblent furieusement à des humains, des dirigeables qui transportent des voyageurs autour du monde, des trains en ville qui crachotent dans le brouillard, les premières voitures mélangées aux voitures à chevaux, bref, un méli-mélo qui pourrait être du Jules Verne, mais avec un personnage principal dont le vice caché le fait ressembler à Sherlock Holmes, même s'il fait plutôt dans le style super héros! Même blessé, il court, il se bat...
Il a pour ami un inspecteur de Scotland Yard et pour collaboratrice une ravissante jeune femme, Miss Hobbes, chargée à la fois de le surveiller, et de travailler pour lui car il travaille à de fort sérieuses recherches dans le sein du British Museum!
Des personnages séduisants, donc, qui vont traquer à la fois un mystérieux meurtrier, chercher la cause de la chute d'un aéronef, et se trouver confrontés aux misérables qui hantent les rues de Londres, victimes d'une étrange maladie qui les détruit!
A lire d'une traite!



