09 novembre 2009
Sonate de l'assassin de Jean-Baptiste Destremau
Ah! l'abominable personnage que ce pianiste qui, pour être un grand concertiste, doit assassiner des gens pris parmi les spectateurs du premier rang (plus jamais je ne m'assiérai au premier rang) et qui ont entendu les erreurs ou les fausses notes qu'il a habilement mélées à la musique...
Une fois le crime commis, son interprétation devient brillante, sinon, il n'est qu'un bon exécutant..
Mais son système se grippe le jour où il rencontre une jeune femme, Lorraine, qu'il devait assassiner, mais dont il tombe amoureux...
Et, du coup, ses interprétations ne sont plus remarquables, il va même jusqu'à se ridiculiser dans un concert à New York..
Sa folie devient apparente, la sonate qu'il entend constamment devient obsédante.
Il est donc "obligé" de reprendre ses assassinats, qui sont de plus en plus horribles et tortueux.
Sa relation avec Lorraine et le fils de celle-ci, Arthur, va devenir difficile, jusqu'à l'opus final.
C'est bien écrit, palpitant, haletant...
Away we Go de Sam Mendes
Un couple de gentils tourtereaux qui s'adorent, vont bientôt avoir un enfant, alors, où vont ils poser leur nid?
Au départ, ils se sont rapprochés des parents du garçon, mais ces jeunes retraités partent vivre leur vie en Europe, et vendent leur maison...
Alors, où aller? Ils ont peu de famille, peu d'amis...Mais ils vont en faire le tour.
Premier arrêt en Arizona, chez d'anciennes connaissances du temps où ils habitaient Chicago. Couple insupportable de bêtise avec des enfants qui les observent comme on regarde des poissons rouges dans un bocal..
Deuxième étape chez la soeur de la jeune femme, retrouvailles tendres mais pas suffisantes pour combattre un climat qui ne leur plaît pas...Trop chaud, trop de cacta...( une scène hilarante avec un enfant que l'on oblige à démontrer ses connaissances)
Voyage en train, parce que la jeune femme est tellement ronde que personne à l'embarquement de l'avion ne veut croire qu'elle n'est qu'à six mois de grossesse.
Puis passage rapide chez un couple adepte de la vie au naturel, avec une Maggie Gyllenhall hallucinante, où la poussette devient l'emblème de Satan..
Montreal ensuite, chez un couple d'amis qui, apparemment, ont construit une famille magique en adoptant des enfants, mais dont on découvre que les souffrances sont profondes.
Miami pour finir le tour, chez le frère du jeune homme, qui vient d'être abandonné par sa femme et vit mal sa vie de père célibataire.
Et finalement, c'est là que la jeune femme, en évoquant son enfance, ses parents qui sont morts, pense à sa maison sur les bords du Mississippi. Maison magique, où ils vont enfin se poser.
Tout celà est gentil, amusant, road movie (mais pas beaucoup de roads..)où on effleure les souffrances ou les déviances. Comédie douce et tranquille, avec un couple d'acteurs inconnus, parfaits dans leurs rôles de futurs parents immatures, qui vont mûrir au cours du périple et vont finir par savoir à peu près ce qu'ils veulent pour eux-mêmes et pour leur enfant à naître.
07 novembre 2009
Le concert de Radu Mihaileanu
Que voilà du bonheur à l'état pur! Quand on sort en larmes, après avoir ri aussi, quand pas un instant on n'est sorti de l'histoire, c'est toute la magie du cinéma!
Une belle histoire, celle de musiciens russes qui viennent à Paris pour jouer le concerto pour violon de Tchaikovsky qu'ils n'avaient jamais terminé en 1980. Mais comme ils n'ont pas joué depuis trente ans, comme ils n'ont pas d'argent, ils vont se débrouiller pour venir jouer au Chatelet au lieu du véritable orchestre du Bolchoï.
C'est d'abord l'histoire de ces hommes dans la Russie d'aujourd'hui, avec leur drôlerie, leur talent, leurs émotions.
Il y a dans ce film des scènes d'une incroyable drôlerie.
Et puis, à Paris, on s'aperçoit qu'ils y sont tous venus pour des raisons diverses, pas forcément pour les meilleures raisons de la terre, et en tous cas, pour la majorité d'entre eux, pas pour la musique!
Le chef d'orchestre, joué par Alexei Guskov (éblouissant) a choisi une violoniste française, mais pas au hasard, ce qu'on va découvrir peu à peu..
Les vingt dernières minutes sont consacrées au concert proprement dit, et c'est un tourbillon d'émotion sur la musique de Tchaikovsky.
J'avais adoré "Va, vis et deviens".
Ce film est tout aussi fort, tendre, émouvant, et magnifiquement filmé.
Une splendeur!
Perdues de vue de Carlène Thompson
Tous les hommes sont beaux, grands et forts, toutes les femmes sont belles, sauf la méchante qui est laide, et surtout, l'héroïne est non seulement très belle, mais elle est aussi très intelligente.
Nous ne sommes pas chez Barbara Cartland, même si parfois...
Non, ce n'est pas un roman à l'eau de rose, car les meurtres se succèdent, un serial killer sévit dans la petite ville où Chyna revient pour l'enterrement de sa mère.
Et la particularité de la jeune femme, ce sont les impressions extrasensorielles, qui lui permettent de communiquer avec les morts, ou d'avoir des visions...
Et, comme d'habitude chez Carlene Thompson, plusieurs pistes peuvent être suivies, on nous fait douter sans arrêt de l'auteur des meurtres, ou bien on nous donne de nouvelles indications, on nous fait hésiter.
Bref, on est haletant d'un bout à l'autre du roman.
Mais comme chez Barbara Cartland, tout est bien qui finit bien, les méchants sont punis, et les bons sont heureux, l'héroïne aime le grand et beau héros qui lui sauve la vie...
Bref, que du bonheur!
06 novembre 2009
My darling clementines
Cardboard is great.. cheap...brown and oil painting dries quickly on this medium...
Clementines : it's the season, like pumpkin was last week...
05 novembre 2009
Nickel Chrome par Hervé claude
J'ai fini le livre...Pourtant, j'ai bien failli l'abandonner à plusieurs reprises, tant il y avait de choses qui m'énervaient...
Le ridicule des noms donnés à certains personnages : Meg Ryan ou Dick Cheney...Le fait que de temps en temps, alors que le narrateur est un Français vivant en Australie, il semble se dédoubler et devient Ashe (drôle de nom pour un Français, hommage à Arthur Ashe???)
Le fait qu'aucun des personnages n'est vraiment sympathique, on n'éprouve aucun intérêt pour eux...
Monde de gays essentiellement, avec uniquement deux femmes, une prostituée et une mère ( Ah! la maman et la putain...) Hautement symbolique!
La persistance des traductions inutiles : chaque fois qu'il utilise mate, il traduit.. wicket, il explique... L'utilisation répétitive de Police Officer...de bikers...Pour bien montrer qu'il est en Australie.
D'ailleurs, l'Australie, il nous en fait une description telle qu'on serait bien bêtes après ça d'aller visiter. Buveurs, crétins, incapables de sentiments...Clichés sur les pique niques, la bière, le côté "on est bien dans notre cocon, à des milliers de kilomètres du monde, la xénophobie, le cricket...
Bref, du mal à finir le livre...
Quel est le fond du roman? Une enquête policière sur les disparitions de personnages dans un village perdu du bush (faut que je traduise???) Une sorte de reportage sur le quotidien des gays à Perth? Sur les motards devenus fous et prêts à s'en prendre à tout ce qui bouge et n'est pas biker?
Trop de choses à la fois, et rien en profondeur. Même l'enquête reste à la surface, on n'accroche pas du tout. Sans doute parce que les êtres que l'on tue sont sans existence réelle...et que les assassins sont des crétins?
02 novembre 2009
Irlande par Frank Delaney
Ce n'est pas un roman historique, c'est à la fois un roman, l'Histoire, et des histoires.
On nous conte ici la vie d'un enfant qui croise le chemin d'un conteur, et va en être marqué pour toujours.
il va collecter tous les récits faits par cet homme qui le fascine, au travers de l'Irlande des années 60.
Il va suivre sa trace de village en village, de personnages en personnages.
Il y a donc deux niveaux de lecture : l'histoire du garçon et les récits du conteur, qui parlent de l'Irlande, légendes et Histoire mêlées.
Une manière bien agréable de découvrir les héros de l'histoire irlandaise, de la création à nos jours..
De St Patrick à Michael Collins...
J'y ai appris l'origine du mot boycott...inventé par Parnell en 1880, du nom d'un anglais qui fut "boycotté" par les Irlandais...
Art Nouveau
A lovely door in Paris...
01 novembre 2009
Fauves et expressionnistes au Musée Marmottan
Par cette journée de Toussaint qui est une vraie journée des morts, pluie, pluie...vent et feuilles mortes sur le sol,
voir toutes ces couleurs superbes, ça vous remonte le moral, vous prenez une claque de bonheur!
Les fauves français et les expressionnistes allemands,
avant la première guerre mondiale, quand l'art n'avait qu'un seul pays, se répondent et s'affrontent en une joute de couleurs plus hurlantes les unes que les autres, directement sorties du tube, elles agressent et vous font frissonner de plaisir.
Et le musée Marmottan a changé son espace d'exposition, puisque ses collections permanentes sont maintenant au milieu des meubles, comme dans un intérieur bourgeois, ce qui leur donne un côté familier qu'ils n'avaient pas dans la salle du bas, donc, une demeure plus qu'un musée.
Et création d'une superbe librairie toute neuve et pleine de merveilles.
La salle des enluminures est devenue une salle Monet..
Et là, c'est un peu dommage, car il manque la lumière dont Monet était tellement amoureux..
31 octobre 2009
Ortograf
J'ai décidé à partir de maintenant, d'afficher toutes les fautes d'ortographe sur lesquelles je vais tomber..
Attention les yeux!




