C'est rare, un polar dans lequel on éprouve de la sympathie pour le policier et pour le voleur!

Suarez et son groupe sont à la recherche d'un monte en l'air qu'ils ont surnommé le Gecko, parce qu'il effectue ses rapines en escaladant les façades des immeubles.

Au début du roman, ils sont appelés sur les lieux d'un évènement sous le pont de St Cloud : la voiture contenant de l'argent et des bijoux appartenant à un prince saoudien a été volée. 

Et nous apprenons que c'est le Gecko qui a organisé l'assaut, pour le compte de son oncle, que l'on surnomme Astrakan et qui vit une vie bourgeoise dans le 16° arrondissement, entouré d'oeuvres d'art.

On suit à la fois les tourments et les entrainements du Gecko, et la vie compliquée de Suarez, fasciné par le voleur.

Au passage, on croise Enki Billal qu'on voit travailler dans son atelier, un combat de chessboxing, comme dans un de ses livres.

Passionnant.